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Djerba île à préserver: état des lieux

 

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Désertification causée par l'Homme !

Kouz Ermel : Littéralement "mine de sable", ce site écologique situé à Mozrane (Ajim) et qui fut très riche par la densité et la qualité de ses palmiers dattiers, est désormais exposé à un risque réel de désertification causée par l'intervention humaine; ainsi sable et roches sont systématiquement enlevés et arrachés, causant la détresse et l'agonie des palmiers.

Oasis en détresse !

Oasis d'Ajim: Oasis en abandon suite à la fermeture du puit artésien et à l'arrachage sauvage des palmiers.

Photos datant de Fév/2007

la destruction du patrimoine architectural continue.....

Avant

(photo de 25/01/2006)

l'atelier de tissage n'est plus, désormais, que ruines.

(photo le9/10/2007)

A quand un éveil de conscience salvateur?

Des âmes malsaines, inconscientes et irresponsables persévèrent dans leur nuisance au patrimoine et à l'authenticité, fortes de leur certitude de pouvoir agir dans l'impunité, profitant de l'indifférence des responsables auxquels est assignée la sacro-sainte mission de veiller à la sauvegarde de toutes les composantes de notre inestimable patrimoine.

Ces esprits malveillants n'ont pas l'intention de lâcher prise ; animés par cette avidité dévorante de gain et de profit, ils continuent à rôder dans nos parages en quête de nouvelles proies, et ils n'ont pas à peiner longuement pour en trouver et s'en emparer, tant elles sont orphelines de leur état, ces proies, vulnérables et non immunisées contre cette tendance maléfique, et cet appétit croissant de ces détracteurs de l'authenticité et ce, en toute évidence, à défaut de lois courageuses et de volonté manifeste de contrecarrer toute tentative de nuisance au patrimoine.

La dernière en date a été un atelier de tissage de la famille Jomni sis à Taourit ; sa dernière heure a sonné, selon la logique de fructification du legs ancestral prétendument avancée par ces maîtres des sorts, et en l'espace de quelques minutes, leur machine meurtrière et destructrice a mis hors d'état de nuire ce que des esprits clairvoyants et des mains savantes avaient pris soin de créer. En somme, un autre trophée s'ajoute à leur triste palmarès, mais qui n'est que pour endeuiller irrévocablement la famille élargie des amis du patrimoine et des précurseurs de la sauvegarde de l'authenticité, déjà profondément affectés par d'autres expériences similaires incessantes perpétrées par de farouches adversaires de l'esthétique architecturale et environnementale, par des ingrats. Un tel acte d'incivisme et de vandalisme, au lieu de chatouiller la conscience engourdie des responsables locaux qui, paradoxalement, continuent à dormir sur leurs lauriers, risque d'éveiller les appétits et d'inciter d'autres à l'imitation.

Ailleurs qu'ici, quand les prédécesseurs lèguent à leurs descendants un patrimoine, moral ou matériel, voilà toutes les forces s'émeuvent et se mobilisent : on caresse ce patrimoine, on le dorlote, on le chérit, on le favorise et on en prend soin. Mais, dans nos contrées, malheureusement, il n'est point de volonté pour préserver le legs des prédécesseurs, ni d'intelligence pour garder vivante la mémoire des ancêtres.

A quand, donc, un éveil de conscience salvateur ?